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CNUDCI · 1958

Convention de New York 2026 — États contractants, exécution & procédure

La Convention sur la reconnaissance et l’exécution des sentences arbitrales étrangères — la Convention de New York — compte 172 États contractants en 2026, couvrant quasiment toutes les grandes économies commerciales. Ce guide explique comment l’exécution transfrontalière fonctionne en pratique.

En bref

Adoptée le
10 juin 1958, New York
Entrée en vigueur le
7 juin 1959
États contractants (2026)
172
Dépositaire
Secrétaire général des Nations unies
Nom officiel
Convention sur la reconnaissance et l’exécution des sentences arbitrales étrangères
Objet
Exécution transfrontalière des sentences arbitrales et des conventions d’arbitrage

Comment l’exécution transfrontalière fonctionne réellement

Une fois qu’un tribunal arbitral a rendu une sentence dans l’un des 172 États contractants, la partie gagnante peut porter cette sentence devant une juridiction de tout autre État contractant et demander qu’elle soit reconnue contraignante et exécutée comme s’il s’agissait d’un jugement national. La procédure est régie par trois articles clés :

  • Article III — la juridiction d’exécution doit reconnaître la sentence comme contraignante et l’exécuter selon ses règles locales de procédure, sans imposer de conditions sensiblement plus onéreuses que celles applicables aux sentences nationales.
  • Article IV — la partie requérante doit produire un original dûment authentifié (ou une copie certifiée) de la sentence et de la convention d’arbitrage, accompagnés d’une traduction certifiée si nécessaire.
  • Article V — la juridiction ne peut refuser la reconnaissance ou l’exécution que pour les motifs limitativement énumérés : incapacité, convention invalide, défaut de notification régulière, ultra petita, irrégularité de la composition du tribunal ou de la procédure, sentence non encore contraignante ou annulée, non-arbitrabilité, ou contrariété à l’ordre public.

Le biais pro-exécution de la Convention est notoirement marqué : les juridictions interprètent les motifs de l’article V de manière restrictive, et les taux de refus dans les grandes places commerciales restent à un seul chiffre, en bas de fourchette.

CNUDCI — statut actuel et liste des signataires

Les 172 États contractants (2026)

Source : Recueil des traités des Nations unies, état des traités — chapitre XXII.1. Ordre alphabétique.

Afghanistan
Albania
Algeria
Andorra
Angola
Antigua and Barbuda
Argentina
Armenia
Australia
Austria
Azerbaijan
Bahamas
Bahrain
Bangladesh
Barbados
Belarus
Belgium
Belize
Benin
Bhutan
Bolivia
Bosnia and Herzegovina
Botswana
Brazil
Brunei Darussalam
Bulgaria
Burkina Faso
Burundi
Cabo Verde
Cambodia
Cameroon
Canada
Central African Republic
Chile
China
Colombia
Comoros
Cook Islands
Costa Rica
Côte d'Ivoire
Croatia
Cuba
Cyprus
Czech Republic
Democratic Republic of the Congo
Denmark
Djibouti
Dominica
Dominican Republic
Ecuador
Egypt
El Salvador
Estonia
Eswatini
Ethiopia
Fiji
Finland
France
Gabon
Georgia
Germany
Ghana
Greece
Guatemala
Guinea
Guyana
Haiti
Holy See
Honduras
Hungary
Iceland
India
Indonesia
Iran
Iraq
Ireland
Israel
Italy
Jamaica
Japan
Jordan
Kazakhstan
Kenya
Kiribati
Kuwait
Kyrgyzstan
Lao People's Democratic Republic
Latvia
Lebanon
Lesotho
Liberia
Libya
Liechtenstein
Lithuania
Luxembourg
Madagascar
Malaysia
Maldives
Mali
Malta
Marshall Islands
Mauritania
Mauritius
Mexico
Moldova
Monaco
Mongolia
Montenegro
Morocco
Mozambique
Myanmar
Nepal
Netherlands
New Zealand
Nicaragua
Niger
Nigeria
North Macedonia
Norway
Oman
Pakistan
Palau
Palestine
Panama
Papua New Guinea
Paraguay
Peru
Philippines
Poland
Portugal
Qatar
Republic of Korea
Romania
Russian Federation
Rwanda
Saint Vincent and the Grenadines
San Marino
Sao Tome and Principe
Saudi Arabia
Senegal
Serbia
Seychelles
Sierra Leone
Singapore
Slovakia
Slovenia
Solomon Islands
South Africa
Spain
Sri Lanka
Sudan
Suriname
Sweden
Switzerland
Syrian Arab Republic
Tajikistan
Thailand
Timor-Leste
Togo
Trinidad and Tobago
Tunisia
Türkiye
Turkmenistan
Uganda
Ukraine
United Arab Emirates
United Kingdom
United Republic of Tanzania
United States of America
Uruguay
Uzbekistan
Venezuela
Viet Nam
Yemen
Zambia
Zimbabwe

Comment le niveau Exécution d’Akordans utilise la Convention de New York

Le niveau Exécution d’Akordans (199 €/partie) délivre une sentence arbitrale par consentement. Comme cette sentence émane d’un arbitrage et non d’une médiation, elle entre pleinement dans le champ d’application de la Convention de New York et peut être reconnue et exécutée dans n’importe lequel des 172 États contractants.

Pour les litiges purement intra-UE, un accord de médiation est généralement plus rapide et moins coûteux — il devient exécutoire au titre de l’article 6 de la directive UE sur la médiation. La voie de la Convention de New York prend tout son sens lorsqu’une partie au moins se trouve hors de l’UE.

Questions fréquentes

Combien d’États contractants la Convention de New York compte-t-elle en 2026 ?
En 2026, la Convention de New York compte 172 États contractants, ce qui en fait l’un des traités les plus largement adoptés en droit commercial international. La liste complète est tenue par le Recueil des traités des Nations unies (chapitre XXII.1).
Qu’est-ce que la Convention de New York ?
La Convention sur la reconnaissance et l’exécution des sentences arbitrales étrangères — couramment appelée Convention de New York — a été adoptée à New York le 10 juin 1958. Elle oblige les États contractants à reconnaître les conventions d’arbitrage écrites et à exécuter les sentences arbitrales rendues sur le territoire d’un autre État contractant, sous réserve d’un nombre restreint de motifs de refus.
Comment l’exécution fonctionne-t-elle au titre de l’article III ?
L’article III impose à chaque État contractant de reconnaître les sentences arbitrales comme contraignantes et de les exécuter conformément aux règles de procédure du territoire où la sentence est invoquée, sous les conditions des articles IV et V. La procédure ne doit pas être sensiblement plus onéreuse que celle applicable aux sentences nationales.
Pour quels motifs la reconnaissance ou l’exécution peut-elle être refusée ?
L’article V énumère limitativement les motifs de refus : incapacité d’une partie, convention d’arbitrage invalide, défaut de notification régulière, sentence dépassant l’objet du compromis, composition ou procédure irrégulière du tribunal, sentence non encore contraignante ou annulée, non-arbitrabilité de la matière au regard du droit de l’État d’exécution, ou contrariété à l’ordre public de cet État.
Quels documents sont requis pour exécuter une sentence arbitrale étrangère ?
L’article IV impose à la partie qui demande l’exécution de fournir (a) l’original dûment authentifié de la sentence ou une copie certifiée, et (b) l’original de la convention d’arbitrage ou une copie certifiée. Si les documents ne sont pas dans une langue officielle de l’État d’exécution, une traduction certifiée doit également être fournie.
En quoi la Convention de New York diffère-t-elle de la Convention de Singapour ?
La Convention de New York (1958) régit l’exécution transfrontalière des sentences arbitrales. La Convention de Singapour sur la médiation (2019) prévoit un cadre d’exécution analogue pour les accords de règlement issus de la médiation internationale. Les deux instruments sont complémentaires plutôt que concurrents.