Skip to main content
ONU · 2019

Convention de Singapour sur la médiation

La Convention de Singapour est à la médiation ce que la Convention de New York est à l’arbitrage — un traité qui permet d’exécuter directement, à l’international, un accord de médiation, sans rejuger l’affaire.

Ce que fait la Convention de Singapour

Avant 2019, les parties à une médiation transfrontalière faisaient face à un problème récurrent : un règlement abouti n’était, en droit, qu’un contrat. L’exécuter à l’étranger nécessitait d’agir en justice sur ce contrat dans la juridiction étrangère — long, coûteux, et contraire à l’intérêt même de la médiation.

La Convention de Singapour résout ce problème. Au titre de l’article 3, chaque État contractant doit exécuter un accord de médiation international éligible conformément à ses propres règles de procédure. Les motifs de refus (article 5) reprennent le modèle de la Convention de New York — incapacité, invalidité, faute du médiateur, ordre public — et s’interprètent de manière restrictive.

La Convention est entrée en vigueur le 12 septembre 2020. Parmi les signataires : Singapour, les États-Unis, la Chine, l’Inde et un nombre croissant d’autres pays. La liste à jour est tenue par la CNUDCI.

CNUDCI — statut actuel et liste des signataires

Comment Akordans utilise la Convention de Singapour

Lorsqu’une médiation Akordans (39,50 €/partie) règle un litige entre des parties situées dans deux États contractants différents, l’accord qui en résulte peut être exécuté au titre de la Convention de Singapour sans devoir être requalifié en sentence arbitrale. Pour les situations mixtes — une partie dans l’UE, l’autre dans un État de la Convention de New York —, le niveau Exécution (199 €/partie) produit à la place une sentence arbitrale par consentement, qui circule au sein du réseau plus large de 172 États de la Convention de New York.

Questions fréquentes

Qu’est-ce que la Convention de Singapour ?
La Convention de Singapour sur la médiation — officiellement Convention des Nations unies sur les accords de règlement internationaux issus de la médiation — a été adoptée par l’Assemblée générale des Nations unies le 20 décembre 2018 et ouverte à la signature à Singapour le 7 août 2019. Elle est entrée en vigueur le 12 septembre 2020.
En quoi la Convention de Singapour diffère-t-elle de la Convention de New York ?
La Convention de New York (1958) assure l’exécution transfrontalière des sentences arbitrales. La Convention de Singapour offre un régime analogue pour les accords de règlement issus de la médiation — un règlement obtenu par médiation internationale peut être exécuté directement dans un État contractant, sans avoir à être reformulé en sentence arbitrale.
La Convention de Singapour s’applique-t-elle dans l’UE ?
L’Union européenne n’a pas signé, en tant que bloc, la Convention de Singapour. Certains États membres l’ont signée à titre individuel. À l’intérieur de l’UE, la directive sur la médiation (2008/52/CE) et la directive 2025/2647 demeurent le cadre principal pour rendre les accords de médiation exécutoires ; la Convention de Singapour devient utile lorsqu’une partie se trouve hors de l’UE, dans un État contractant.
Quel type de règlement est éligible ?
L’article 1 couvre les accords de règlement commerciaux internationaux écrits issus d’une médiation. Les litiges internes, les litiges de consommation, ainsi que les affaires familiales ou de travail, sont exclus, tout comme les règlements déjà consignés sous forme de jugement ou de sentence arbitrale (ils relèvent alors de leurs propres traités).